Par Claudie Bérard – 09 août 2016

…..

Une « Ambivalence »… et tu m’invites donc à mieux « entrer » dans l’image pour la percevoir, c’est une guidance beaucoup plus subtile, et profonde en même temps. Lumière/obscurité, l’ambivalence? Statique/dynamique? Je suppose qu’en y restant encore je trouverai d’autres pistes…

Pour moi qui « bloquais » sur tes propositions trop concrètes, et qui avais alors une approche (quasiment à chaque fois) plus « globale » que la tienne… … de nouveau, quand tu n’en donnes plus, je m’aperçois que suis sensible aux parties de l’image autant et parfois plus qu’au tout, qu’à l’ambiance, (Mais ceux qui retiennent mon regard sont peut-être d’autres détails que ceux que tu aurais mis en avant. )

Ici je vois ainsi clairement une cascade, je peux même te dire laquelle, peut-être t’en trouver une vue (hivernale). Et l’on s’apercevra alors que seule l’ambiance est commune, pas les formes. Que es souvenirs sont peu précis, ou ma mémoire photographique influencée par cette image. quand je la découvre. Mais néanmoins pour mon regard (mémoriel, intérieur), c’est comme une coïncidence parfaite, un sentiment de déjà vu. Tout ça pour une prise de vue « à ton insu » sembles-tu dire, d’autant que tu ne recadres pas pour te les approprier. C’est te dire à quel point ton titre suffisamment vague a libéré « l’appropriation », la résonance affective, la « projection » dans mes souvenirs (en partie personnels, en partie photographiques, car je ne l’ai vue de mes yeux qu’en été, et du dessus)

J’ai écrit ailleurs (je crois que c’est sur une que dans ma tête j’ai baptisée « l’oracle ») que tes images à présent nous invitent à l’introspection, et nous parlent de nous… Comprends-tu ce que je ressens là?

Jouvence, Abondance, Renaissance… Patience aussi, de l’eau qui use la roche, si peu à chaque goutte, à chaque jour, et même à chaque année, mais qui a l’éternité devant elle…

et Résilience, de la roche, qui s’obstine malgré cela.

– Et Luxuriance de la vie dans cette gorge, car je pense en même temps à l’été, où, dans l’ombre propice, l’eau, bien que plus rare, saura nourrir tout un éco-système, et l’âme des visiteurs aussi, ressourcés par sa fraîcheur (mais ça c’est toute l’année, Permanence)

Et Transcendance aussi, de la Lumière, qui donne vie, et sans qui l’image ne serait que sonore, olfactive, thermique… mais pas photographique.

Claudie Bérard – 09 août 2016

 

Ambivalence
Ambivalence



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *